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« Imame » juive, Kahina Bahloul attaque le gouvernement sur la non représentativité des musulmans qui pratiquent l’islam

Captain Harlock
Démocratie Participative
31 mars 2021

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L’islam de France est aujourd’hui pris en otage par les musulmans.

Heureusement, la reconquête s’organise.

Europe 1 :

Kahina Bahloul, première femme imame de France, a dénoncé mardi sur Europe 1 la position « ambigüe » du gouvernement sur la loi contre les « séparatismes », qui vise notamment à renforcer l’arsenal contre l’islamisme radical. Elle regrette de ne pas avoir été consultée et s’inquiète de la politisation de la religion musulmane.

Kahina Bahloul n’est pas seulement la première femme « imame » de France.

C’est aussi la première femme juive « imame » du monde.

Ce qui nous rappelle que les juifs sont pionniers dans de très nombreux domaines, bien au delà des limites communément admises de leurs frontières culturelles.

Dans un registre parallèle, une des activistes noires les plus médiatiques du moment, Rachel Kahn, est également juive.

Nous avons beaucoup de chance en France d’avoir des femmes juives pour porter la parole des femmes noires et musulmanes.

Hélas, certains doutent encore des vertus de cette chance exceptionnelle.

Alors que le projet de loi visant à lutter contre les « séparatismes » est débattu à partir de mardi au Sénat, Kahina Bahloul, première femme imame de France, a dénoncé l’attitude du gouvernement sur ce dossier. « Je trouve sincèrement la position du gouvernement, et même de l’Etat français, très ambigüe, ne serait-ce que sur la question de la représentativité de l’islam de France aujourd’hui« , a-t-elle critiqué mardi au micro d’Europe 1.

Effectivement.

Kahina Bahloul, en tant que seule femme imame juive de France, est certainement la personne la plus légitime pour poser la question de la représentativité des musulmans qui représentent les musulmans.

Hélas, l’Etat Français reste sur des schémas très peu islamiques.

« Nous savons très bien qu’au sein du Conseil français du culte musulman, nous avons des fédérations qui sont très proches des courants de l’islam politique. Cela fait des années que l’Etat français discute avec elles et les considère comme étant représentatives, alors que des gens comme nous, qui sommes des libéraux, qui prônons l’égalité femmes-hommes, qui vivons un islam qui est en harmonie totale avec les valeurs de la République, nous ne sommes même pas conviés à ces discussions« , a-t-elle développé.

Kahina Bahloul est beaucoup plus représentative de l’islam en France que bien des musulmans, laissez-moi vous dire ça.

Si vous n’écoutiez pas Europe 1, vous n’auriez probablement jamais entendu cette voix respectée de la communauté musulmane.

D’ailleurs, en tant que représente religieuse de l’islam en France, Kahina Bahloul a évoqué des questions qui préoccupent beaucoup les musulmans : comment faire reculer l’islam dans la société ou comment promouvoir le féminisme chez les femmes musulmanes.

Au micro d’Europe 1, Kahina Bahloul s’est plus globalement inquiétée du retour du religieux dans l’espace public. « Cette politisation de la religion musulmane me renvoie 25 ans en arrière, à la décennie noire en Algérie, à ce cauchemar de l’islam politique qui a détruit un pays et tout un peuple pendant plusieurs années. On retrouve dans ce féminisme dit islamique la politisation de la gestion du corps de la femme. Comme si le corps de la femme devait absolument relever d’un débat politique, public, mené par des hommes et des leaders religieux, alors que ça devrait être une affaire privée et individuelle », a-t-elle conclu.

Cette mise à l’écart de Kahina Bahloul par le ministère de l’Intérieur et des Cultes a comme un relent d’antisémitisme.

Au delà de l’islam, avec la centralité accrue de la Chine dans le débat politique sous l’influence d’hommes politiques comme Raphaël Glucksmann, la question de l’implication grandissante des femmes chinoises dans les questions de notre époque se pose. J’espère que nous saurons solliciter l’avis de Rebecca Silverstein-Cohen, une chinoise réfugiée en France. Connue pour avoir fondé l’Institut Confucius, elle est considérée comme la référence mondiale de la pensée confucéenne.

« La Chine est aujourd’hui victime d’un gouvernement étranger qui renie la culture chinoise » – Rebecca Silverstein-Cohen au micro de Sud Radio

Le chemin est encore long pour une démocratie mondiale véritablement inclusive mais les femmes juives jouent un rôle déterminant pour une plus grande visibilité des femmes noires, musulmanes et bientôt asiatiques dans le débat public.

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